[…] Parmi les goûts si divers que la Providence a départis aux humains, l’amour des livres est celui qui, après avoir donné, pendant la prospérité, les plus grandes, les plus véritables jouissances, ménage, pour toutes les peines de la vie, les plus douces, les plus pures, les plus durables consolations.
Jean-Baptiste Tenant de Latour (Mémoires d’un bibliophile, p. 251, E. Dentu, 1861)
Il [le peuple] change incessamment de caprice et d’idole.
Prodigue de transports qu’il dément tour à tour.
Il promène au hasard son inconstant amour.
Alexandre-Jean-Joseph De La Ville de Mirmont (Charles VI, acte 2, sc. 6 (La Reine), 1821)
[…] Souvent le pardon encourage aux forfaits.
Alexandre Guiraud (Les Machabées, acte 1, sc. 1 (Antiochus), 1822)
On ne connaît sans doute quelqu’un que quand on sait ce qu’il est et aussi ce qu’il pouvait être.
Émile Faguet (L’art de lire, éd Armand Colin, p. 22)
[…] une idée, pour peu qu’on s’y accroche avec une conviction suffisante, qu’on la caresse et la berce avec soin, finira par produire sa propre réalité.
Paul Watzlawick (Faites vous-même votre malheur, trad. Jean-Pierre Carasso, p.54, éd. Seuil, 1984)