Les livres ont leur destinée.
Terentianus Maurus (De litteris, syllabis, pedibus et metris, cap II, 1286 cité par Amiel dans son « Journal Intime » d’octobre 1879)
[…] on confond trop souvent vivre et faire des expériences.
Robert Blondin (Jacques Dufresne cité dans Le bonheur possible, Éditions de l’Homme, p. 123)
Ce qu’elle ressent ne dure jamais, ce qu’elle ressent a toujours une fin et peut ne plus jamais revenir. Alors, elle s’acharne sur le moment, elle en dévore le feu, et le feu, doucement, brûle, brûle, il flamboie. Alors, elle qui sait que tout va finir, saisit la main libre de l’homme, la prend entre les siennes où elle, doucement, brûle, brûle, flamboie.
Clarice Lispector (Où étais-tu pendant la nuit ?, trad. G. Liebrich et N. Biro, p.168, Éd. des femmes, 1985)
Déjà les Italiens de Rome avaient transporté le mot virtus de l’idée de force à celle de talent, ce qui les a conduits à dire un virtuose.
Abel-François Villemain (Cours de littérature française, Tableau de la littérature du Moyen-Âge, 2, T.7, p.14, Bruxelles, 1840)
Les choses les plus belles sont celles que souffle la folie et qu’écrit la raison. Il faut demeurer entre les deux, tout près de la folie quand on rêve, tout près de la raison quand on écrit.
André Gide (Septembre 1894, p.50, Journal 1889-1939, Bibliothèque de la Pléiade)