C’est une chose courante, en notre siècle et nos pays, que d’entendre des gens déclarer : « Moi, je ne fais pas de politique… je ne m’intéresse pas à la politique… je me tiens en dehors de la politique… », comme s’ils se décernaient un brevet de sagesse ou d’honorabilité en refusant de participer aux affaires publiques.
À Athènes, celui qui, dans une guerre civile, n’avait pas pris les armes avec un des partis était privé de ses droits civiques ; il perdait sa qualité de citoyen. Celle loi avait été formulée par Solon, pour éviter que, dans les conflits qui, souvent, divisaient l’État, « certains citoyens, par indifférence, ne s’en remissent au hasard des événements ».
Maurice Druon (Le pouvoir, p.30, Hachette (Notes et maximes), 1964)
[Dans son] livre Philosophiae naturalis principia mathematica (Principes mathématiques de la philosophie naturelle), [Newton] montre que ce qui était de la philosophie – c’est-à-dire un discours – allait pouvoir être mathématisé. Et c’est cette mathématisation de la philosophie que l’on appelle physique.
Laurent Nottale (L’espace-temps fractal, p.338, in La Complexité, vertiges et promesses, Le Pommier/Poche, 2006)
Je me sens bizarre, abandonné, flottant, comme un personnage dans une phrase que l’auteur ne finit pas.
Didier Van Cauwelaert (Un aller simple, p.99, France Loisirs)
[…] une des choses les plus tristes, chez l’homme, c’est sa manière de vieillir…
Edward Albee (Qui a peur de Virginia Woolf ?, trad. Jean Cau, p.131, Livre de Poche n°2624)
Un grand malaisément surnage
Où les petits longtemps peuvent se soutenir.
Ulric Guttinguer (L’Enfant et les Cailloux, p. 211 in Mélanges poétiques, Auguste Boulland, 1824)