[…] l’un des grands charmes du commérage est son insondable inutilité.
Donna Leon (Mort à La Fenice, trad. William Olivier Desmond, p.239, Quebecor, 1997)
La naissance n’est rien où la vertu n’est pas.
Thomas Corneille (le Festin de Pierre, acte 4, sc. 2 (Don Louis), 1677)
S’il fallait se tirer une balle sous prétexte que la vie n’a pas de sens, il ne resterait personne.
Adolfo Bioy Casares (Nouvelles démesurées, trad. Eduardo Jimenez, p.92, Éd. Robert Laffont, coll. Pavillons,1989)
L’intelligence, dans la nature, ce n’était qu’une pauvre petite lueur qui devait nous guider dans l’accomplissement des actes quotidiens. Nous lui avons donné, peu à peu, trop d’importance. Et nous sommes comme serait un homme qui porte une lampe dans un souterrain à la recherche d’un trésor. Soudain, la lampe fume, ou flamboie, ou ronfle, ou crépite. Alors, il s’arrête, il s’assied par terre, il fait monter ou descendre la mèche, il règle des éclairages. Et ce travail l’intéresse tant qu’il a oublié le trésor, qu’il finit par croire que le bonheur c’est de perfectionner une lampe et de faire danser des ombres sur un mur. Et il se contente de ces pauvres joies de lampiste, jusqu’au jour où il voit soudain que sa vie s’est passée à ce jeu puéril… Trop tard ! La mort déjà le tient à la gorge. L’intelligence, c’est la lampe. Le trésor, ce sont les joies de la vie.
Marcel Pagnol (Jazz, p.86, Éd. Le Livre de Paris, 1974)
On travaille pour soi lorsque l’on fait le bien.
Charles-Georges Fenouillot de Falbaire (L’Honnête Criminel, acte 1, sc. 3 (Cécile), 1767)