Commerce n. Sorte de transaction à travers laquelle A dépouille B des biens de C et en compensation de laquelle B soulage des poches de D de l’argent de E.
Ambrose Bierce (Le dictionnaire du Diable, trad. Bernard Sallé, p.54, Rivages/Étranger, n°11)
Rien de tel qu’un support véridique pour y suspendre un mensonge.
Fred Vargas (Debout les morts, p.201, J’ai Lu – Policier, n°5482)
Mais qui aurait le mauvais esprit de calculer tout le mal social que peut occasionner une décision de licenciement ? Tellement il est entendu de nos jours qu’une entreprise ne fait que du bien puisqu’elle existe et fait des profits… Les dirigeants ne veulent aucun mal à ceux dont ils font le désespoir, de même que les cambrioleurs ne veulent aucun mal à ceux dont ils font la détresse. Mais justement, n’est-ce pas cela aussi, la méchanceté, cette terrible incapacité à sortir du cercle de son moi (ou de celui de son petit nous, ce qui revient au même), l’incapacité a comprendre l’autre dans la totalité de l’existence et de l’ordre symbolique qui fait de la personne humaine bien autre chose qu’un individu ? Le cambrioleur et le dirigeant d’entreprise ne veulent briser aucune existence, ils ne veulent que renforcer la leur. On comprend à présent la pertinence de cette idée de Platon, que le premier mal, c’est l’ignorance.
Christian Godin (Nul n’est méchant volontairement (Platon), p.24, Pleins Feux, coll. Variations, 2001)
Les livres ont leur destinée.
Terentianus Maurus (De litteris, syllabis, pedibus et metris, cap II, 1286 cité par Amiel dans son « Journal Intime » d’octobre 1879)
Il faut que vienne le temps de l’évidence. Dieu doit nous être montré comme deux et deux font quatre.
René Barjavel (La faim du tigre, Folio n° 847)