L’introduction d’éléments légèrement nouveaux dans notre manière d’agir nous est avantageuse : le nouveau se fond alors avec l’ancien et cela nous aide à supporter la monotonie de notre action. Mais si l’élément nouveau nous est trop étranger, la fusion de l’ancien avec le nouveau ne se fait pas, car la Nature semble avoir en égale horreur toute déviation trop grande de notre pratique ordinaire et l’absence de toute déviation.
Samuel Butler (La vie et l’habitude cité par G. Bachelard dans L’Intuition de l’instant, p.80, Livre de Poche/biblio-essais n°4197)
[…] l’Afrique est de loin le continent le plus riche en pauvreté et en dictatures […].
Ahmadou Kourouma (En attendant le vote des bêtes sauvages, p., Éd. du Seuil, 1998)
Le lieu naturel du chagrin, ce sont les lignes du visage, pas la mémoire.
Cees Nooteboom (L’histoire suivante, trad. Philippe Noble, p.58, Folio n°3392)
La théorie d’un monde où l’intelligence deviendrait sans avoir été, et qui produirait toutes ses formes par le jeu fortuit d’énergies indéterminables, nous offre sans doute le moyen d’éliminer ou de réduire un premier et pressant problème ; elle ne le résout pas.
Lucien Arréat (Réflexions et maximes, p.123, Alcan, 1911)
Que Dieu épargne aux hommes le soin de servir la science ! Car alors tout est à craindre, chacun s’en mêle, chacun veut montrer qu’il est, lui aussi, intelligent !
Nicolas Gogol (Le Revizor, trad. Arthur Adamov, p.14, L’Arche, 1958)