Il est facile de trouver des excentriques dans les universités si pour vous un excentrique est juste un individu pourvu de quelques habitudes étranges. En revanche, le véritable excentrique, l’homme qui se tient à l’écart de l’érudition en vogue de son temps et qui sera peut-être à l’origine d’un remarquable progrès dans le domaine du savoir est un oiseau plus rare. Ceux qui entrent dans cette catégorie sont généralement assez impopulaires car ils tirent leur énergie d’une source que leurs contemporains ne comprennent pas.
Robertson Davies (Les anges rebelles, trad. Lisa Rosenbaum, p.64, Seuil/Points R525)
Non, les divers fléaux, tant de maux nécessaires,
Dont le ciel en naissant nous rendit tributaires,
Dont l’homme ne peut fuir ni détourner les traits,
Ne sont rien près des maux que lui-même il s’est faits.
Antoine Marin Lemierre (La Veuve du Malabar, acte 1, sc. 3 (Le jeune Bramine), 1780)
Comme c’est drôle d’entendre quelqu’un vous poser des questions que vous étiez seule jusqu’à présent à vous poser à vous-même…
Patrick Modiano (La Petite Bijou, p.140, Folio, n°3766)
Nul ne peut te léser, si tu ne le veux point, car tu ne seras lésé que si tu juges qu’on te lèse.
Epictète ( Manuel, trad. Mario Meunier, p.220 Éd. Garnier-Flammarion n°16)
Le silence est le refuge des bêtes qui ne sont pas des sots.
Marie Joséphine de Suin dite Comtesse Diane (Maximes de la vie in Souvenirs d’un vieux critique de A. de Pontmartin, p. 136, Calmann Lévy, 1884)