Le véritable prix de l’existence lui vient, non pas des plaisirs qu’on y goûte, mais des devoirs qu’on y accepte.
Antonin Rondelet (Réflexions de littérature, de philosophie, de morale et de religion, Louis Vivès, Paris, 1881)
[…] cette chaudière, cette fournaise, ce gril qu’est la vie, ces milliards de sommations, d’incitations, de mises en garde, d’exaltations, de désespoirs, ce bain de contraintes qui n’en finit jamais, cette éternelle machine à produire, à broyer, à engloutir, à triompher des embûches, à recommencer encore et sans cesse, cette douce terreur qui veut régir chaque jour, chaque heure de ta mince existence !
Georges Perec (Un homme qui dort, p.42, Folio Plus n°44)
Après le temps des rois est venu celui des individus. Du point de vue des connecteurs, un président élu au suffrage universel ne diffère guère d’un roi, sinon qu’une assemblée législative pondère sa toute-puissance. Ce pouvoir à deux têtes peut être considéré comme une oligarchie, plusieurs personnes exerçant ensemble l’autorité royale, ou comme un jeu de pouvoirs et de contre-pouvoirs qui se neutralisent. Aucune de ces deux perspectives n’est réjouissante. La seconde, synonyme d’impuissance, est caractéristique de la plupart des démocraties.
Thierry Crouzet (Le peuple des connecteurs, p.48, Bourin éditeur, 2006)
Horace fut le bréviaire de l’esprit des cours.
Édouard Fournier (L’esprit des autres, p.67, Dentu Éditeur, 1886)
Le bruit que fit le silence qui tomba sur l’assemblée !
Iomomba Emongo (La vraie histoire de la princesse Osango, p.35, Mémoire d’encrier, 2006)