Fils sévère du très saint Verbe,
O Devoir ! lumière du coeur,
Seul maître de l’âme superbe,
Le guide et le réprobateur !
L’essaim des caprices s’envole
Et meurt devant tes pas divins ;
Tu calmes la terreur frivole
Et les fiévreux élans vers des mirages vains.
William Wordsworth (Ode au Devoir in « Choix de poésies», p. 216, trad. Émile Legouis, Les Belles-Lettres, Paris, 1928)
Mourir est un processus très instructif. C’est fou ce qu’on apprend. Le seul ennui, c’est qu’on n’a guère le temps de mettre ses nouvelles connaissances en pratique […]
Lawrence Block (Le Diable t’attend, trad. Robert Pépin
, p.337, Points/Seuil n°P282)
L’homme projette sur une paroi de rêve les fantômes formés par son esprit ; et il appelle cela le monde extérieur. Ainsi sommes-nous éternellement prisonniers de nous-mêmes. Enfermé dans une bulle de savon lisse et résistante, chacun de nous la décore d’une fantasmagorie d’image qu’il fabrique sans fin. Il ne voit jamais que ces images. Comme elles sont en perspective, il croit sa prison ouverte sur l’infini. Illusion pure : le mur est tout près. Et, comme des figures s’y meuvent, il croit voir des humains. Illusion encore : entre ces apparences, il est seul à jamais.
Henry Bidou (Journal des débats, cité dans La Petite Illustration, 1927, p.23)
Une équipe : Toi… lui… moi… eux… mais un seul but et un seul esprit.
Paul Vialar (Le Sport, p.85, Hachette (Notes et maximes) 1963)
Il est de ces moments où l’on n’est plus soi-même.
Jean-François Ducis (Abufar, acte 4, sc. 5 (Farhan), 1795)