Le centrage de l’activité éducative sur l’éduqué n’a pas le même sens si l’on considère (avec Rousseau) que le développement naturel est le guide de l’éducation ou si l’on considère, inversement, que l’éducation est essentiellement une élévation culturelle. Dans le premier cas, l’enfant est d’autant mieux éduqué qu’il est plus éloigné du luxe, des arts et des sciences. Dans le deuxième, l’enfant est bien élevé parce qu’il devient plus raffiné. Faut-il mettre le développement naturel de l’enfant au centre de l’éducation, ou bien faut-il miser sur l’élévation de l’élève? Faut-il insister sur l’apprentissage et l’accompagnement de soi, ou sur l’enseignement et la transformation de soi? Nature ou Civilisation?
Pierre Billouet (Comment se peut-il qu’un enfant soit bien élevé par qui n’a pas été bien élevé lui-même (Rousseau), p.16, Pleins feux, coll. Variations, 2004)
Descendant du cheval
dans le vent d’automne
j’ai demandé le nom du fleuve
Masaoka Shiki (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.134, nrf, Poésie/Gallimard, 2002)
[…] il ne faut pas trop questionner l’espérance […]
Henry Bauchau (Antigone, p.144, Actes Sud 1997)
[…] celui qui refuse d’engager le combat n’y est pas vaincu. Mais il est vaincu moralement parce qu’il ne s’est pas battu.
Fernando Pessoa (Le Banquier anarchiste, trad. Joaquim Vital, p.78, De La Différence, 2000)
Les voluptés et l’amour se passent fort bien l’un de l’autre.
Paul Nivoix (Ève toute nue [Andrée], acte 1, sc. 2, trad. Didier Sénécal
, p.5, Éd. La Petite Illustration, Novembre 1927)