On sort le cercueil –
un pont se pose
dans le paysage
Kanseki Hashi (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.197, nrf, Poésie/Gallimard, 2002)
Je vous l’ai dit cent fois : la connaissance vient par les pieds.
Il fait quelques pas de danse
Ta ta ta – ta ta ta !
Maurice Pons (Chto!, acte 1 sc. 1 (Le Mage), p.12, Christian Bourgois, 1970)
Les idées. Quand on en a assez, on les appelle des opinions. Tout le temps qu’on a pensé qu’on y croirait, on leur gardait le beau nom d’idées.
Un homme est prêt à se faire tuer pour une idée. Qu’il résiste à cette tentation, qu’il vive ensuite pour s’apercevoir que c’était à peine une conviction, le voilà sauvé. Sauvé de la mort, et sauvé de l’idée.
Francis de Miomandre (La Mode, p.35, Éd. Hachette (coll. Notes et Maximes), 1927)
On ne peut pas s’intéresser à deux personnes sans que l’une au moins soit ridicule. C’est malheureux !
François de Curel (Orage mystique (Clotilde, I,1), p.4, La Petite Illustration, 1927)
Le flatteur tient un grand par l’oreille comme un dogue tient un pourceau qui ne lui peut échapper.
Alexander Pope (Maximes et réflexions morales, trad. Jean de Serré de Rieux / Graphie moderne G. Jobin
, p.10, Impr. G. Smith, Londres, 1739)