Il n’y a qu’un remède à l’amour : aimer davantage.
Henry David Thoreau (Journal, trad. R. Michaud et S. David, p.24, Mercure de France, 2002 )
La fantaisie, c’est vivant, la symétrie, c’est la mort.
Henri Cueco (Dialogue avec mon jardinier, p.159, Seuil/Points P1234)
Mais la dernière fois que j’ai jeté un regard dans l’encrier j’y vis deux mouches. Noyées.
Qu’était-il arrivé ? Un double suicide par dépit amoureux… ou une chute dans les montagnes de verre provoquée par un éboulement de grains de poussière… il était trop tard pour prétendre à une explication.
Albert Ehrenstein (Tubutsch, trad. Claude Riehl, p.16, Éd. Circé)
Les livres ont leur destinée.
Terentianus Maurus (De litteris, syllabis, pedibus et metris, cap II, 1286 cité par Amiel dans son « Journal Intime » d’octobre 1879)
Ce qui me paraît bizarre […] c’est que les gens accordent tant d’attention à la vie et si peu à la mort. Voulez-vous me dire pourquoi tous ces savants à grosse tête n’arrêtent pas de se décarcasser pour essayer de prolonger la vie au lieu de chercher des moyens agréables pour la finir ? Il doit y avoir dans le monde une tripotée de gens comme moi, qui ont envie de mourir, mais qui n’en ont pas le courage.
Horace McCoy (On achève bien les chevaux, trad. Marcel Duhamel, p.26, Folio n°962)