[…] ce que vous dites là est parfaitement vrai, et parfaitement faux, comme tout au monde.
Alfred de Musset (Lorenzaccio, in Oeuvres complètes, Seuil 1963, p.327)
Quelle multitude de souffrances leur [en parlant des animaux – GGJ] seraient épargnées si nous les traitions humainement dans les ressemblances qu’ils ont avec les hommes, si nous prenions pitié de leur faiblesse quand ils sont vieux, de leurs souffrances dans les maladies et dans la mort!
Fredrika Bremer (Les Voisins, p.32, trad. Mlle. De Puget, Paris, 1853)
Le français était, pour lui [Saint François d’Assise -GGJ] la langue de la poésie, la langue de la religion, la langue de ses meilleurs souvenirs et de ses heures les plus solennelles, la langue où il recourait lorsque son coeur était trop plein pour pouvoir s’exprimer dans son langage natal, vulgarisé, pour lui, par l’usage quotidien; c’était, essentiellement, la langue maternelle de son âme. Toutes les fois qu’il parlait en français, ceux qui le connaissaient savaient qu’il se sentait heureux.
Johannes Joergensen (Saint François d’Assise, sa vie, son oeuvre, p.43, trad. Teodor de Wyzewa, Paris, 1911)
Ce qui me paraît bizarre […] c’est que les gens accordent tant d’attention à la vie et si peu à la mort. Voulez-vous me dire pourquoi tous ces savants à grosse tête n’arrêtent pas de se décarcasser pour essayer de prolonger la vie au lieu de chercher des moyens agréables pour la finir ? Il doit y avoir dans le monde une tripotée de gens comme moi, qui ont envie de mourir, mais qui n’en ont pas le courage.
Horace McCoy (On achève bien les chevaux, trad. Marcel Duhamel, p.26, Folio n°962)
Mais la dernière fois que j’ai jeté un regard dans l’encrier j’y vis deux mouches. Noyées.
Qu’était-il arrivé ? Un double suicide par dépit amoureux… ou une chute dans les montagnes de verre provoquée par un éboulement de grains de poussière… il était trop tard pour prétendre à une explication.
Albert Ehrenstein (Tubutsch, trad. Claude Riehl, p.16, Éd. Circé)