BEAUPERTUIS : Où demeurez-vous, monsieur ?
FADINARD : Je ne demeure pas !…
Eugène Labiche (Un chapeau de paille d’Italie, p.105, in Théâtre complet I, Calmann-Lévy 1922)
Seuls, la peur, l’enthousiasme, l’esprit de sacrifice, la haine ou l’amour peuvent donner la vie aux créations de l’esprit.
Alexis Carrel (L’homme cet inconnu, p.23, Livre de Poche n° 445-6)
Vous avez le défaut de bien des femmes. Vous avez besoin de sauver quelqu’un.
Marcel Dubé (Le temps des lilas, p.97, Leméac)
Les habitants du village veulent qu’un ébéniste complète dans les règles de l’art le Jésus invalide accroché dans la salle funéraire nouvellement construite, qui fut jadis retiré tout trempé d’un torrent, ils veulent qu’on recolle des bras sur son torse afin qu’il puisse, quand l’heure viendra, tendre la main vers le défunt et que, par-dessus les cornes pointues et les ailes du Diable déployées battant au-dessus de l’air brûlant de l’Enfer, il l’emporte au-delà de la mer de flammes et l’aide à gagner au plus vite la patrie céleste. Notre sacrifice est accompli, Grand Dieu, nous Vous remercions, à nous tous Vous avez accordé Votre Grâce.
Josef Winkler (Quand l’heure viendra (Excipit), trad. Bernard Banoun
, p.197, Verdier, 2000)
Il n’y a rien de si fort que les paroles fondées sur la vérité. Ce sont des éclairs qui éblouissent les yeux des hommes et les empêchent de répliquer.
Saint-Cyran (Maximes, p. 74, in Moralistes du XVIIe siècle, Bouquins, 1992)