O vous que la Providence a chargés du soin de gouverner les peuples, armez-vous de prudence et de sévérité dans le choix des hommes que vous appelez à vos conseils. C’est par eux que la vérité doit parvenir jusqu’à vous. Que des moeurs pures, qu’une vie sans tache vous répondent de leur fidélité.
Mais gardez-vous d’un autre écueil. L’humble vertu des anachorètes ne doit pas être la vertu de vos ministres. De grandes vues, un grand caractère, doivent s’unir en eux à la probité scrupuleuse.
Luís Vaz de Camões (Les Lusiades, trad. J.B.J. Millié, p.67, tome 2, Éd. Firmin Didot, 1825)
Être clairvoyant c’est trouver le juste milieu entre la simplification mutilante et le perfectionnisme paralysant.
Grégoire Lacroix (Les Euphorismes de Grégoire (118), p.25, Max Milo, 2006)
On feint de mépriser ce qu’on brigue dans l’âme.
Jean-Pons-Guillaume Viennet (Sigismond de Bourgogne, acte 1, sc. 4 (Clotilde), 1825)
Que l’avenir passe et s’incline,
Dans le champ où la main divine
Jeta les siècles pour engrais.
Amédée Couder (L’Architecture et l’Industrie, en épigraphe du livre «Deux horizons» du même auteur, E. Dentu, Paris, 1862)
Le fil du cerf-volant –
dans le ciel il se noie
sur le doigt il se voit
Seishi Yamaguchi (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.39, nrf, Poésie/Gallimard, 2002)