Citations quotidiennes du 08-12-2023

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[…] Sans aimer les hommes sont jaloux.
François Benoît Hoffmann (L’Original, sc. 8 (Célimène), 1797)

Jusqu’à quel point, dans notre société, les adultes perdent-ils l’attirance de l’enfant pour tout apprentissage? La réponse varie grandement selon les individus. Une proportion inconnue, mais probablement importante, de la population adulte cesse très tôt de chercher à apprendre. Cette catégorie de personnes ne se lance que rarement, pour ne pas dire jamais, dans un apprentissage volontaire, faute de s’y sentir attiré ou de s’en croire capable. C’est là une perte énorme, tant pour la société que pour les individus: la mathophobie au sens large limite les horizons d’une vie sur le plan culturel comme sur le plan matériel. D’autres personnes, en plus grand nombre encore, n’ont pas entièrement renoncé à apprendre, mais restent gravement handicapées par des certitudes désastreuses, malheureusement bien ancrées, sur leurs incapacités supposées. Ils se définissent par leurs propres déficiences : "Les langues vivantes, pour moi, impossible; je n’ai pas le don des langues.". "Je ne pourrais pas être un homme d’affaire, je n’ai pas la bosse des maths.". "Le ski, pour moi, c’est zéro: je suis incapable de me coordonner."
Seymour Papert (Jaillissement de l’esprit, Champs-Flammarion/210, trad. Rose-Marie Vassallo-Villaneau, p.58)

Il n’y avait qu’un arbre
Un enfant
Il est tombé
Ils l’ont coupé
Allez comprendre
Richard Neveu (Inédit)

Ne rien attendre, […] ne rien vouloir, être accueillant à tout ce qui peut advenir, savoir Dieu indifférent et lui faire pourtant confiance.
Henri Gougaud (L’Inquisiteur, p.128, coll. Points R206)

Après l’amour, la femme baigne dans le ravissement, alors que l’homme cherche un prétexte pour rentrer chez lui.
Fréderic Dard (Les pensées de San-Antonio, p.19, Éd. Pocket n°10342, 1996)

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