À cause de la faiblesse de nos sens, nous sommes impuissants à distinguer la vérité.
Anaxagore (Les penseurs grecs avant Socrate, trad. Jean Voilquin, p.150, Garnier-Flammarion n° 31)
Pour n’être surpris de rien, il ne faut pas être moins sot que pour être surpris de tout. Si un certain fonds d’instruction et de réflexions est nécessaire pour comprendre comment une chose qui paraît un prodige, n’est qu’une conséquence très naturelle de la nature des hommes ou des choses, dans d’autres circonstances il faut une profonde sagacité pour comprendre combien ce qui paraît tout simple, est au-dessus de la portée ordinaire des capacités humaines, ou enfin quel concours difficile de circonstances il a fallu pour produire un tel effet.
Jean-Baptiste Say (Petit volume contenant quelques aperçus des hommes et de la société, p.13, Deterville, 1817)
Le sage vit chez lui dans une paix profonde;
Il détourne les yeux de ces objets d’horreur;
Il est son seul monarque et son législateur.
Rien ne peut altérer le bonheur de son être.
Charles Palissot (les Philosophes, acte 3, sc. 4 (Dortidius), 1760)
[…] Laisse mon pauvre chien vivre
Pour que je puisse être pleuré.
Henry Murger (La ballade du désespéré in Les nuits d’hiver, p. 179, Michel Lévy frères, 1868)
Chercher une solution à un problème, c’est lui donner une existence. "Soigner" l’échec en maths, c’est lui donner une réalité.
Elles sont là, les raisons de l’échec. Elles consistent non à se demander pourquoi l’enfant échoue, mais pourquoi on peut se demander pourquoi. Autrement dit, pourquoi on accepte de se poser la question, lui donnant par là même une raison d’exister.
Stella Baruk (Échec et maths, Éd. Seuil Points/S11)