Qu’un père qui punit a besoin de vertu !
Charles-Pierre Colardeau (Caliste, acte 5, sc. 2 (Scioto), 1760)
Ce qui compte dans la vie, c’est l’idée qu’on s’en fait ! Crois-tu que quelqu’un puisse s’en faire une à ta place ?
Václav Havel (La fête en plein air [M. Pludek, Acte 1], trad. François Kérel
, p.12, Gallimard/nrf 1969)
Fais du bien à ceux qui sont vertueux: car cest un beau trésor que la reconnaissance due par un homme de bien; si tu fais du bien aux méchants, tu éprouveras ce qui arrive à ceux qui nourrissent les chiens des autres. En effet, ces animaux aboient contre ceux qui leur donnent, aussi bien que contre les premiers venus; et les méchants font du mal à ceux qui les obligent, comme à ceux qui leur nuisent.
Isocrate (Conseils à Démonique in Orateurs et sophistes grecs, trad. Membre de l’université, p. 179, Charpentier, 1842)
[…] Parmi les goûts si divers que la Providence a départis aux humains, l’amour des livres est celui qui, après avoir donné, pendant la prospérité, les plus grandes, les plus véritables jouissances, ménage, pour toutes les peines de la vie, les plus douces, les plus pures, les plus durables consolations.
Jean-Baptiste Tenant de Latour (Mémoires d’un bibliophile, p. 251, E. Dentu, 1861)
Etre soi-même, rien que soi-même, c’est inouï. Mais comment y arriver, comment y parvenir? Ah! c’est ça l’astuce, ça le plus difficile de tout. Le scabreux, c’est justement que cela ne demande pas d’effort. Le tout, c’est de ne pas vouloir être ceci ou cela, ni grand ni petit, ni habile ni maladroit…tu me suis? Tu agis selon ce qui se présente. Mais de bonne grâce, bien entendu. Parce qu’il n’y a pas une chose qui n’ait son importance. Pas une.
Henry Miller (Le sourire au pied de l’échelle, Livre de Poche n° 3640, trad. G. Belmont, p.120)