Ainsi va le monde ! Ceux qui recouvrent leurs crimes sous la pourpre, regarderont toujours avec un mépris certain ceux qui n’ont pour dissimuler les leurs que les haillons de la misère, car à travers ces haillons le monde les voit ce qu’ils sont, odieux, grossiers et repoussants.
Ann S. Stephens (L’Enfant d’adoption, trad. Bénédict-H. Révoil (?), p.42, E. Dentu, 1865.)
Les poètes anglais racontent ce que les autres imaginent.
Sarah Newton (Maximes et pensées dans «Essais divers, lettres et pensées», T.3, Paris, 1855)
Être malheureux est certes à la porté du premier venu. Mais se rendre malheureux, faire soi-même son propre malheur sont des techniques qu’il faut apprendre : à cet apprentissage-là, quelques coups du destin ne suffisent pas.
Paul Watzlawick (Faites vous-même votre malheur, trad. Jean-Pierre Carasso, p.13, éd. Seuil, 1984)
Le plus beau droit de l’opulence,
Celui qui peut lui seul l’ennoblir à jamais,
C’est le fait d’enrichir, d’honorer l’indigence,
De l’accabler de ses bienfaits.
Jacques-Marie Boutet de Monvel (L’Amant Bourru, acte 3, sc. 8 (D’Estelan), 1775)
Le génie de Montaine est tout risquer, bon sens, religion, conscience, doctrine, pour faire valoir une pensée forte et une expression hardie.
Bonaventure d’Argonne (Maximes et Réflexions de Monsieur de Moncade, p.96, in Moralistes du XVIIe siècle, Bouquins, 1992)