[En parlant des miroirs]
Les hommes ont construit ces trucs pour que les femmes aient quelque chose à faire.
Dennis Lehane (Un dernier verre avant la guerre, trad. Mona de Pracontal, p.68, Rivages/noir n°380)
Il fallait se réjouir, or il n’y avait pas de joie. Mais les pendules aussi marchent sans joie, et la pluie tombe sans joie et cependant quelle stabilité…
Nina Berberova ( L’accompagnatrice, trad. Lydia Chweitzer, p. 30, J’ai Lu n°3362)
Chacun a pour briller ses talents en partage.
Charles-Rivière Dufresny (Le Mariage fait et rompu, acte 3, sc. 2 (Damis), 1721)
L’homme projette sur une paroi de rêve les fantômes formés par son esprit ; et il appelle cela le monde extérieur. Ainsi sommes-nous éternellement prisonniers de nous-mêmes. Enfermé dans une bulle de savon lisse et résistante, chacun de nous la décore d’une fantasmagorie d’image qu’il fabrique sans fin. Il ne voit jamais que ces images. Comme elles sont en perspective, il croit sa prison ouverte sur l’infini. Illusion pure : le mur est tout près. Et, comme des figures s’y meuvent, il croit voir des humains. Illusion encore : entre ces apparences, il est seul à jamais.
Henry Bidou (Journal des débats, cité dans La Petite Illustration, 1927, p.23)
J’ai été envoyé justement pour présenter une juste requête à des justes ; chercher à obtenir une chose injuste auprès de justes ne convient pas, de même demander une chose juste à des hommes injustes est de la déraison, car, dans leur injustice, ils ignorent le droit et ne l’observent point.
Plaute (Amphitryon, trad. Pierre Grimal, p.14 in Théâtre complet 1, Folio n° 2308)