Au début, tout enseignement des mathématiques devrait se faire à partir de problèmes pratiques qui seraient aussi des problèmes faciles et de nature à intéresser l’enfant. Quand j’étais jeune (il se peut que les choses n’aient pas changé à cet égard), les problèmes étaient tels que personne n’aurait pu même vouloir les résoudre. Par exemple, A, B et C se déplacent d’un point X vers un point Y. A est à pied, B est à cheval et C est à vélo. A fait un somme à divers intervalles, le cheval de B se met à boiter et C fait une crevaison. A prend deux fois plus de temps qu’il n’en aurait pris à B si le cheval de ce dernier ne s’était pas mis à boiter, et C arrive une demi-heure après que A serait arrivé s’il ne s’était pas endormi, et ainsi de suite. Il y a là de quoi dégoûter même le plus zélé des élèves.
Bertrand Russell (L’Art de philosopher, trad. Michel Parmentier
, p.64, PUL, coll. Zêtêsis, 2005)
La croyance est un moyen de connaissance. Le héros découvre à tous une réalité qui ne se montre que parce qu’elle est pensée par lui. L’imagination du héros fait exister ce qui est.
Pierre Vadeboncoeur (L’humanité improvisée, p.129, Éd. Bellarmin, 2000)
Sous le gouvernement absolu d’un seul, tout doit être indispensablement vicieux et renversé.
Vittorio Alfieri (De la Tyrannie, trad. M. Merget, p. 48, Éd. Molini, 1802)
En fait d’époux on doit toujours se satisfaire;
Une fille, je crois, s’y connaît mieux qu’un père.
Dominique (Les quatre Semblables, acte 1, sc. 1 (Hortense), 1733)
Il n’y avait qu’un arbre
Un enfant
Il est tombé
Ils l’ont coupé
Allez comprendre
Richard Neveu (Inédit)