[…] il n’y a rien de si trompeur que la mine des gens.
Marivaux (La double Inconstance, p.107, Éd. des Loisirs, 1947)
Que les braves tombent en combattant, ou que leur bouclier repousse les traits du trépas, la renommée voue leurs noms au respect des siècles à venir.
Ossian (Poèmes Gaéliques recueillis par James Mac-Pherson, p.130, trad. P. Christian, Librairie Hachette, 1872)
Ce qu’il donne au repos est perdu pour la gloire.
Jean-François Ancelot (Olga, acte 1, sc. 2 (Thébaldo), 1829)
[La notion de dualité] n’a plus aucun sens tant elle est ridicule. C’est un héritage qu’on continue à mâcher comme des ruminants! Parmi les scientifiques, nous sommes presque tous d’accord sur la question de l’unité de l’âme et du corps. Il n’y a donc rien d’original, tout le monde le dit! Pour un scientifique, c’est devenu « politiquement correct » d’affirmer cette unité. La grande question est de savoir comment cette unité se fait.
[…]
Concernant l’unité de l’âme et du corps, il faut donc aller au-delà d’un discours général. Pour vous dire les choses brutalement, cette opposition âme/corps telle qu’on la connaît depuis des siècles est pour moi un faux problème. Les mécanismes de l’émergence ont mis un point final à toutes ces questions éculées. La question est résolue, n’en parlons plus !
Francisco Varela (Autopoïese et émergence, p.169, in La Complexité, vertiges et promesses, Le Pommier/Poche, 2006)
Avec quelle facilité ne croyons-nous pas tout ce qui nous flatte !
John Dryden (La mort d’Antoine et de Cléopâtre (Cléopâtre) acte 4 sc. 7, trad. Abbé Prévost, Demonville, 1784)