[…] Si la tromperie en quelque cas s’excuse,
C’est quand on fait donner un ennemi qui ruse
Dans le piège malin, que lui-même sous tend.
Marquis de Lassay (La Réconciliation Normande, acte 5, sc. 6 (Le Chevalier), 1719)
Un simple négligé, par l’amour inventé,
Relève innocemment l’éclat de sa beauté.
Marc-Antoine-Jacques Rochon de Chabannes (Heureusement, sc. 7 (Lindor), 1762)
[…] le destin clé de tout exemplaire, c’est la rencontre avec lui-même, avec sa propre collection.
Walter Benjamin (Je déballe ma bibliothèque, trad. Philippe Ivernel
, p.44, Rivages poche, n°320)
[La notion de dualité] n’a plus aucun sens tant elle est ridicule. C’est un héritage qu’on continue à mâcher comme des ruminants! Parmi les scientifiques, nous sommes presque tous d’accord sur la question de l’unité de l’âme et du corps. Il n’y a donc rien d’original, tout le monde le dit! Pour un scientifique, c’est devenu « politiquement correct » d’affirmer cette unité. La grande question est de savoir comment cette unité se fait.
[…]
Concernant l’unité de l’âme et du corps, il faut donc aller au-delà d’un discours général. Pour vous dire les choses brutalement, cette opposition âme/corps telle qu’on la connaît depuis des siècles est pour moi un faux problème. Les mécanismes de l’émergence ont mis un point final à toutes ces questions éculées. La question est résolue, n’en parlons plus !
Francisco Varela (Autopoïese et émergence, p.169, in La Complexité, vertiges et promesses, Le Pommier/Poche, 2006)
Je veux bien te permettre les idées les plus révolutionnaires, mais énonce-les clairement ! Ce ne sont pas les idées qui déclassent un homme, mon garçon, c’est le langage !
Françoise Loranger (Encore 5 minutes, p.22, Cercle du livre de France)