D’ailleurs, Lévi-Strauss eut, en 1960, une très forte intuition dans son livre « La Pensée sauvage » où il dit, en substance : « Dans notre civilisation, tout se passe comme si chaque individu avait sa personnalité pour totem ».Nous assistons en effet à une totémisation de soi d’où, évidemment, la question de l’identité.
Alain Ehrenberg (Le mal d’incertitude (Marie de Solemne), p.33, Éd. Dervy, 2002)
Il est aisé d’être plus correct que Fénelon ; mais il est difficile de penser mieux que lui.
Étienne Bonnot de Condillac (Traité de l’art d’écrire in Oeuvres complètes, t. 10, p.312, Dufart, 1803.)
Ce qui rend le mariage si fort et si indestructible, c’est qu’il réunit un homme et une femme autour d’un projet.
D’un projet fou.
Souvent voué à l’infortune.
D’un défi quasi impossible à réaliser et impérieux à oser.
Le drame serait de ne pas tenter l’impossible, de rester, une vie entière, à la mesure de ce qu’on peut.
Christiane Singer (Éloge du mariage, de l’engagement et autres folies, p.26, Albin Michel, 2000)
La gloire des grands capitaines ne doit sa durée qu’à la gloire des grands écrivains.
Louis-Philippe de Ségur (Pensées, maximes, réflexions (LXXV), p.26, Alexis Eymery,1823)
[…] elle avait ce charme trouble des comédiennes une fois les projecteurs éteints.
Michel Quint (Et mon mal est délicieux, p.65, Éd. Joëlle Losfeld, 2004)