On ne se fatigue pas de quelqu’un, vous savez, en fait, on se fatigue d’aimer. D’éprouver de l’amour. On veut bien avoir froid si le chauffage saute, mais on ne veut plus avoir mal si le coeur en fait autant. Cela s’appelle l’expérience.
Françoise Sagan (Le cheval évanoui, p.57, Livre de Poche n°2543)
[…] avril, ce terrain glissant entre la maigreur de l’hiver et les rondeurs du printemps.
Charles Scott Richardson (La fin de l’alphabet, trad. Sophie Voillot
, p.11, Alto, 2007)
Le livre est la matérialisation précieuse d’une émotion, ou une chance d’en avoir une un jour, et s’en séparer ferait courir le risque d’un grave manque. Là où le collectionneur s’inquiète jusqu’à l’obsession des livres qu’il n’a pas encore, le lecteur enragé s’inquiète de ne plus avoir les livres, traces de son passé ou espoirs de son futur, qu’il a lus et qu’il relira peut-être un jour.
Jacques Bonnet (Des bibliothèques pleines de fantômes, p.33, Denoël, 2008)
Homme, ne montre pas trop haut et ne tire gloire de rien d’autre :
La plus belle sagesse c’est de ne pas être sage.
Angelus Silesius (Le Voyageur chérubinique, trad. Maël Renouard
, p.349, Rivages poche n°464)
Quand l’amour s’en va, la jalousie entre dans la maison.
Tirso de Molina (Le Timide du Palais, acte 1, sc. 4 [Mélise] in Les chefs-d’oeuvre du théâtre espagnol ancien et moderne, tome 1, p. 364, trad. Clément Rochel, Garnier-Frères, 1900)